Déficit en DPD
La recherche d’un déficit en DPD s’effectue grâce à deux tests :- Détermination du rapport UH2/U qui permet d’apprécier l’activité enzymatique de la DPD. Ce prélèvement doit être réalisé le matin, entre 8h et 10h (du fait des variations nycthémérales de l’activité DPD).
- Recherche de polymorphismes génétiques impliqués dans le déficit en DPD.
Ces explorations permettent d’identifier avec une sensibilité et une spécificité proche de 80% (Boisdron-Celle, 2007) les patients déficitaires en activité DPD et donc exposés à un risque plus important de toxicité majeure après administration d’un dérivé fluoropyrimidique, 5- fluorouracile et analogues.
Ces analyses biologiques ne seront réalisées qu’une fois par semaine au laboratoire de Pharmacologie de l’Institut Claudius Regaud.
Vous devrez tenir compte de ce délai si vous souhaitez, comme le suggèrent les Résumés des Caractéristiques du Produit des médicaments fluoropyrimidiques, disposer du résultat avant la prescription de la chimiothérapie.
Les demandes de dosages doivent être accompagnées d’un bon de demande de votre établissement et d’un consentement signé du patient.
Ces analyses biologiques ne seront réalisées qu’une fois par semaine au laboratoire de Pharmacologie de l’Institut Claudius Regaud.
Vous devrez tenir compte de ce délai si vous souhaitez, comme le suggèrent les Résumés des Caractéristiques du Produit des médicaments fluoropyrimidiques, disposer du résultat avant la prescription de la chimiothérapie.
Les demandes de dosages doivent être accompagnées d’un bon de demande de votre établissement et d’un consentement signé du patient.
Télécharger le "Bon de demande d'analyse"
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Polymorphisme génétique UGT1A1
L’UDP-glucuronosyltransférase 1A1 (UGT1A1) est la principale enzyme impliquée dans la détoxication du métabolite actif de l’irinotécan, le SN-38. Il existe un polymorphisme au niveau du promoteur du gène (TATA box) de l’UGT1A1 qui se traduit par un nombre différent de répétitions de TA, avec notamment l’allèle UGT1A1*28 qui en possède 7 au lieu de 6. La présence de ce TA supplémentaire s’accompagne d’une diminution de l’expression de l’enzyme et donc d’une moindre activité cellulaire de glucurono-conjugaison. Les patients homozygotes pour l’allèle UGT1A1*28 présentent un risque de développer une toxicité majeure lors d’un traitement par irinotécan (Innocenti et al, 2004).
Les demandes de test génétique doivent être adressées au laboratoire de Pharmacologie de l’Institut Claudius Regaud, accompagnées d’un bon de demande de votre établissement et d’un consentement signé du patient.
Après réception du prélèvement, le résultat sera rendu sous 7 jours. Vous devrez tenir compte de ce délai si vous souhaitez, comme le suggèrent les recommandations de la FDA (Food and Drug Administration), disposer du résultat avant la prescription de la chimiothérapie.